Communiqué : « Affaire Sophie Perrin », Lyon 2 récidive et amplifie son harcèlement judiciaire !

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Par une nouvelle plainte, pour « diffamation et injures publiques », l’université Lyon 2, mais aussi des personnels pour la plupart bien connus de l’ensemble des syndicalistes étudiants de lutte au sein de cette université, réclament un total de 12000 euros de dommages et intérêts et frais d’avocats.
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Cette plainte, portée en pleine période estivale, par une procédure ne nécessitant pas même l’aval du Parquet (citation directe), n’est que la poursuite des méthodes de harcèlement moral employées par le staff dirigeant de l’université à l’encontre de Sophie depuis 5 ans maintenant : plutôt que de reconnaître le comportement fautif de certains de ses membres, l’université préfère taper toujours plus sur celle qu’elle a évincée de manière injustifiable.Jusqu’à ce qu’elle se taise, ou, mieux encore, qu’elle imite Marie-Claude Lorne, victime, à la marche suivante (entre le doctorat et la titularisation), du même type d’injustice ?
Le silence de Marie-Claude Lorne, ex-brillante maîtresse de conférence stagiaire en philosophie à Brest, est devenu définitif par son suicide, en 2008.
La mission ministérielle tardivement mandée par Valérie Pécresse a rendu ses, pâles, conclusions, et aujourd’hui, seule la Seine, où Marie-Claude Lorne s’est jetée pour ne pas « embêter le monde » avec ses histoires, se souvient d’elle.
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Lors de la procédure à l’encontre de Sophie qui s’est déroulée de fin 2010 à 2014, c’est Madame Marie-Carmen Garcia, sociologue « féministe », qui obtenait 1000 euros de dommages et intérêts, qu’elle s’empressait de collecter par la voie de la menace de saisie-vente par huissier des biens de Sophie, plutôt que de répondre à sa proposition d’échéancier. Ce, après avoir expliqué à la police que Sophie était « très engagée dans les mouvances anarchistes et syndicalistes », comme un élément à charge…

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Aujourd’hui, ce sont :
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– André Tiran, président responsable de la mise en œuvre de l’interdiction physique de présence de Sophie dans l’ensemble des campus de l’université, bibliothèques incluses, qui a duré plus de deux ans, avant d’être reconnue illégale par la Cour d’Appel Administrative (pour non respect du contradictoire) ; responsable également d’une demande d’internement d’office de Sophie au maire de Lyon, et, à la même date, du dépôt de la première plainte pénale à son encontre.
– Gilles Maletras, employé de catégorie A au sein du service juridique de Lyon 2, en charge de la constitution matérielle du dossier judiciaire avec des éléments dont le rapporteur public du tribunal administratif lui-même, a fait observer en audience qu’ils avaient été utilisés d’une manière très particulière par l’université, consistant par exemple à faire accroire qu’un poème écrit par Sophie en 1991 constituait peu ou prou des menaces de mort et de passage à l’acte en 2010 !
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– Lionel Obadia, directeur de l’école doctorale de sciences sociales en 2010, responsable de l’éviction injuste et injustifiable, du dossier de Sophie de la liste des candidatures au concours des contrats doctoraux ministériels.
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– L’université Lyon 2, personne morale.
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Qui portent plainte contre Sophie, pour avoir écrit, notamment, que :
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– André Tiran a porté plainte contre un étudiant non fumeur, en 2010, pour avoir fumé dans les locaux, ce qui a abouti à la convocation de ce dernier au commissariat.
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– A Lyon 2, le président se rince avec le budget (affaire de la prime annuelle de 6000 euros perçue indûment par l’actuel président), fait preuve d’autoritarisme, et se contrefiche de payer ses salariés (vacataires non payés de septembre 2014 à mars 2015).

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– Lyon 2 est devenue une université fermée, matériellement par « des grosses grilles », et de plus en plus ouverte seulement aux enfants « de bourgeois », à tel point que « les enfants mal classés dans la société (…) ne termineront pas en doctorat même s’ils avaient eu d’excellents résultats »
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– Lyon 2 est devenue une université où « maintenant, tout le monde sait qu’on peut virer une personne qui a eu 18/20 à son mémoire de recherche, en s’asseyant comme des gougniafiés sur les mots « mérite républicain » (*) »
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– « Lyon 2, la fac de gauche qui a viré vieux réac (…) la fac où qui conteste, rencontrera le marteau »
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– Gilles Maletras serait, en somme, « l’âme damnée de la fac corrompue qui pue »
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– Et, texto, que « la première ordure, c’est celui qui m’a fait virer de l’accès en thèse au mépris du respect de l’égalité et du mérite républicain » (*)
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André Tiran, Gilles Maletras et Lionel Obadia réclament pour ces propos, 2000 euros de dommages et intérêts chacun, plus 1500 euros pour leurs frais d’avocat, soit 10500 euros.
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L’université Lyon 2 réclame quant à elle « modestement », un euro symbolique de dédommagement, et 2000 euros pour ses frais d’avocat.
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Ainsi, les responsables de l’éviction et du harcèlement moral et judiciaire subi par Sophie depuis 5 ans maintenant, réclament, devant une justice qui jusque là les a gratifiés d’une confiance crédule, indemnisation à leur victime pour avoir dénoncé leurs pratiques en effet inadmissibles.
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A Lyon 2, la répression et la criminalisation des luttes et de leurs acteurs, la discrimination syndicale, le mandarinat réactionnaire, omniprésents et ravageurs depuis bientôt dix ans, doivent cesser !
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Sophie est convoquée en Chambre de la presse pour une première audience le 17 novembre prochain à 14h, qui sera une audience de report : la date de l’audience qui examinera l’affaire sur le fond n’est pas encore fixée.
Nous vous appelons à vous remobiliser autour de cette affaire, dont la responsable n’est pas Sophie « qui devrait arrêter de chercher », mais l’université Lyon 2, qui continue son œuvre de démolition de tout ce qui bouge ou a tenté de bouger en son sein.

Le comité de soutien

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(*) Précision de Sophie sur « le mérite républicain » : cette notion, qui passe aujourd’hui pour vile, sarkozienne, élitiste, réactionnaire puante, oui je la reprends. Je la leur reprends, parce que ce sont eux qui la détournent et la rabougrissent en un truc laid à l’image de l’ensemble de leurs idées.
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Le mérite républicain, avant Nicolas Sarkozy et l’UNI-MET, c’était l’idée que, dans une société qui reste encore hiérarchisée et donc imparfaite à mes yeux, un être humain devrait pouvoir espérer se réaliser grâce à ses talents et son investissement personnel, plutôt qu’à sa lignée monégasque (ou du sérail universitaire) ou son bras long et bien introduit par des copains.
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C’était l’idée que s’il y a à sélectionner pour une embauche (et un contrat doctoral, c’est une embauche), le critère de sélection devait être la qualité du travail, et non le copinage, la tête du client ou encore le fait d’être un(e) « héritier(e) » déjà du sérail.
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Même dans une société où tout le monde percevrait enfin selon ses besoins, et contribuerait enfin selon ses capacités, il (en tout cas, il me) semblerait logique qu’entre deux candidat/e/s pour un chantier de maçonnerie, si on a besoin d’un/e seul/e, on prenne celui/celle qui manie le mieux la truelle : celui/celle qui a la meilleure capacité dans ce domaine. Eh bien pour les futur/e/s enseignant/e/s chercheurs/euses, c’est pareil : il est (serait…) sain qu’entre deux candidat/e/s pour la même embauche, ce soit la qualité du travail fourni qui prime, et non le copinage, le « c’est le fils/la fille de notre collègue, nous devons l’embaucher », ou autres éléments n’ayant rien à voir avec les potentialités professionnelles du/de la candidat/e.
On voit bien que dans une société où les maçons(onnes) seraient, enfin et légitimement, payé(e)s comme les profs de fac, ceci apparaîtrait juste comme une reconnaissance et une bonne utilisation des capacités de chacun/e.
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Dans la société actuelle, le mérite républicain me semble, donc, moins éloigné de cet idéal, que l’acceptation béate de l’arbitraire mandarinal parce que « le mérite, c’est Sarkozy et le MET », comme on récite trop souvent dans la fac en ce moment en n’y opposant rien.
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Je précise que je parle ici d’embauche pour un travail ou pour l’apprentissage concret de ce travail : l’accès aux études n’a pas à être l’objet d’une « sélection » ou de « concours » (ou de piston – copinage si on trouve que le concours ou la sélection équitable c’est naze…). Parce que le rôle de celles et ceux qui ont un doctorat, ce n’est pas de former une « élite de gens comme eux », ou « uniquement les plus méritant/e/s », contrairement à ce que prétend l’UNI-MET par exemple. Mais de rendre accessible au plus large public qui le souhaite, le patrimoine culturel, les biens communs, dont ils ont pour mission, non d’être les propriétaires, mais les dépositaires et les co-constructeurs/trices pour la société entière. Tout comme les maçons ont pour mission d’être les co-constructeurs(trices) des bâtiments matériels dont a besoin cette même société entière (et pas uniquement pour les intérêts des spéculateurs immobiliers).
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Liens : Lettre ouverte à Madame le Procureur de la République de Sophie Perrin sur le deux poids deux mesures pratiqué par le Parquet, en France, en matière de « justice »
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Revue de presse et historique de l’affaire « Sophie Perrin / Lyon 2 » a
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