La Chronique de Noura : Déchéance de nationalité, vers une vie politique épurée, blanche, sans histoire, amorphe ? (par Noura Mebtouche)

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La déchéance de nationalité est la petite cerise sur le gâteau d’un processus politicien qui vise à faire ressortir les vieilles pierres non angulaires et néanmoins grisâtres, ternes qui n’ont pas su faire la république française et qui, à défaut, ont cherché et cherchent encore à empêcher cette dernière de se faire.

Elles sont particulièrement fortes en ce moment où sous couvert d’une appellation à caractère historique « les Républicains, certains s’amusent à récupérer ce vieux patrimoine franco-français pour faire la mouche aux blondes ».

Parallèlement à cela ils s’efforcent de se débarrasser des quelques rares têtes pensantes et bien faites qui ont su donner à leur parti une apparence contemporaine, ouverte et moderne, et s’empressent de s’engouffrer dans la course à l’électorat FN, pensant, de manière fort appropriée pouvoir légitimement représenter une vraie France qui serait enfin redevenue blanche malgré la colonisation et les territoires d’outre -mer, bref, l’histoire, face à un électorat de gauche quelque peu dérouté, perdu entre la représentation nouvelle gauche , sorte de sac fourre- tout allant des altermondialistes aux communistes purs et durs, et la représentation fausse gauche qui elle aussi s’abandonne désormais aux délires du nationalisme historique avec comme dernière trouvaille : la déchéance de nationalité.

Certes, on pourrait rétorquer à cela que nos Présidents cherchent à arrondir les angles, à faire émerger des solutions quant à la possibilité pour nous français d’être en sécurité sur le territoire pour l’administration duquel il a été élu et est aujourd’hui rémunéré :

Les arguments sont nombreux.

-Ainsi, il est vrai qu’il faut une mesure suffisamment drastique et signifiante pour dissuader les individus  d’encourager ou de participer à des actes terroristes.

A cela on répondra que, une telle mesure n’incite pas systématiquement à éviter certains actes, lorsque les individus sont pris dans l’étau de l’embrigadement par la pensée et du conditionnement, bien au contraire. Rien n’empêche que l’on se serve de la nationalité française pour mieux la bafouer.

-D’autres diront, en faveur de la mesure présidentielle que : Il faut ramener certains pays à leur propre responsabilité en les obligeant à accueillir chez eux le fruit de leur propre incapacité à générer autre chose que du désordre et des discours peu ancrés intellectuellement,  aux sources historiques discutables.

-Aujourd’hui plus que jamais on se rend compte que les frontières ne sont qu’artificielles et qu’un acte de terrorisme tout comme une malversation financière ou économique peut avoir des répercussions qui dépassent ce type de considérations de frontières. Le fait d’envoyer des terroristes dans des pays tiers est à la fois une marque de non-respect pour les États concernés et une marque de laisser aller qui peut être dangereuse pour tout le monde. Elle ne nous débarrasse pas du terrorisme, or celui-ci est fait pour être régulé sur un plan international.

-A ceux qui nous disent qu’il faut débarrasser le territoire français de certains individus qui n’ont rien à y faire et sont dangereux pour l’État comme pour la sécurité des personnes.

Nous émettrons l’argument suivant : il vaut mieux susciter une politique de prévention et choisir des mesures punitives pour ces personnes avec des traitements spécifiques, comme c’est le cas pour certains assassins qui sont passés par la cour d’Assise.

Par ailleurs ces individus sont précieux, ils peuvent donner même au bout d’un certain nombre d’années des renseignements utiles à la lutte contre le terrorisme international et faire  suivre aux terroristes, des formations qui vont les aider à guérir de leur maladie psychique et contribuer à leur déconditionnement, afin de ne pas entrainer une formation de viviers à terrorismes qui se forment dans le monde entier, tout particulièrement dans les milieux carcéraux et suivre dans ce sens, une politique à la Montessori. La formation de viviers à terroristes est la responsabilité de la société toute entière dans un sens mondial, si la société française génère des terroristes, c’est elle qui en est responsable, elle doit donc réparer elle-même.

-A ceux qui émettent l’idée suivante : Il faut montrer que la nationalité française est quelque chose de précieux et d’inestimable qui ne peut pas être laissé à tout le monde.

Nous répondrons que :

Si la société française veut le mériter il faut donc qu’elle s’en donne les moyens par une politique de prévention efficace. Pour donner à la nationalité et à l’identité française la pleine mesure de sa juste valeur il faut que la France respecte les individus.

-Enfin, pour les détracteurs de la double nationalité : Il faut contribuer à supprimer les privilèges liés à la double nationalité et inciter les gens à faire un choix. La double nationalité ne saurait être une solution. Répondons que : la double nationalité n’est pas un privilège mais une situation juridique qui s’est faite automatiquement sans que les individus n’interviennent.

Par ailleurs, renvoyer « dans leur pays d’origine » défini selon un droit du sang qui ne fait pas partie des traditions françaises certains individus pour leur tendance aux troubles ou aux désordres est une autre façon de traiter avec irrespect des pays étrangers et voisins, un mauvais passeport pour les relations internationales ou pour notre conception de notre place dans le monde à nous français : un monde avec des États supérieurs à d’autres qui peuvent s’en servir comme d’une poubelle. Le contraire de cette place privilégiée que nous définissons dans notre projet de nouvelle Constitution qui consacre une partie entière à la place de la France dans les relations internationales et une autre au rôle et à la place qu’elle joue dans les Unions (Europe et Méditerranée).

Noura Mebtouche

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