Poésie : Poème pour les réfugiés (par Ann)

 

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Chez les petits notables de Province
On mégote sur les comptes, on se rince
La goule, gruge et compte ses sous
Gagnés, on n’veut pas trop savoir comment,
Un peu comme ça, beaucoup par en-dessous

Faisandés jusqu’à la moelle de leur ego,
Les bourgs’s se font bien du tourment.
Autour du gigot, on se retrousse les manches
Chacun sa croix, la corvée des dimanches.

Chez les p’tites gens, on se défoule
On compte les mégots, on se saoule
La tronche, on gueule et compte sa monnaie
Gagnée pièce à pièce, on sait bien comment
Un peu au noir, guère plus avec la paie

Ça pue la marinade jusqu’au fion.
Le prolétariat se monte la tête
Autour du barbeuc, c’est pas qu’il soit bête
Mais chacun sa merde et son saucisson.

Les zigues n’ont pas inventé le fil
À couper la margarin’, c’est Marine
Qu’on préfère mais voyons l’exil
C’est le club Méd’ à perpet’ qu’on serine.

Hier comme aujourd’hui, chez le nanti
Pourvu qu’on ne touche pas son pognon
Le monde d’en-bas peut être anéanti.
Il trouvera toujours une terre d’accueil.

Aux réfugiés, on offre le cercueil.
Fils et filles de Franc’ venus tous d’ailleurs
Tuez la bête qui, mangera demain
Vos entrailles et tendez votre main.

 

Ann

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